Last Call Beauty : booster les heures creuses... et le CA !
Une nouvelle plateforme d'optimisation des heures creuses sans abonnement, qui affûte aussi la stratégie commerciale des salons...
Ce n’est pas la première plateforme de réservation en ligne. Ni même la première dédiée à l’optimisation des heures creuses. Et pourtant, Last Call Beauty apporte du nouveau, à différents niveaux. Portée par Dovan Mimouni, fils d’un entrepreneur de la coiffure qui a développé son groupe pendant 30 ans (Top Model Coiffure, Jack Holt…), la plateforme est le fruit d’un vécu professionnel et d’une entreprise familiale.
Ce que n’étaient pas forcément les modèles précédents. La coiffure, Dovan Mimouni, lui, est tombé dedans quand il était petit (sa mère et ses tantes sont coiffeuses). A Lyon et à Villeurbanne, à la suite de son père, il a développé l’enseigne Confidences Le Salon (10 salons).
Une perte d'argent invisible
Autant dire que les problématiques des coiffeurs en termes de fauteuils vides, d’heures creuses et d’annulations, il connaît bien. « Lorsqu’un salon n’a pas de client, on pense le plus souvent qu’il ne rentre pas de chiffre d’affaires. Mais c’est pire : il perd de l’argent. Le collaborateur continue à être payé, évidemment. Le loyer, les charges fixes continuent de courir… En moyenne, il perd 40 ou 50 euros par heure non productive.

De manière plus générale, un salon perd structurellement entre 25 et 30 % de sa capacité productive en heures non valorisées. Sur une année, c’est plusieurs milliers d’euros qui s’évaporent en silence… »
Lorsqu'un salon n'a pas de client, il perd de l'argent. Sur une année, c’est plusieurs milliers d’euros qui s’évaporent en silence…
Et ça, bien sûr, les coiffeurs n’en ont pas toujours conscience. Alors Last Call Beauty permet aux clients qui le souhaitent de prendre un rendez-vous coiffure (ou beauté) avec les salons et instituts partenaires, pour les créneaux non remplis, assortis d’une réduction de - 20% à - 50% : une récompense pour les clients qui décident de jouer le jeu et de s’adapter aux créneaux disponibles. La plateforme agit comme une liste d’attente géolocalisée : la disponibilité est notifiée aux clientes autour de l’établissement.
Zéro abonnement , zéro engagement
« Notre objectif, c’est d’aider les coiffeurs. On ne leur rajoute donc pas de charges supplémentaires. On demande simplement aux clients de verser un acompte de 20% du montant de la prestation réservée. Et si le RV est honoré, on garde l’acompte. » Si les créneaux vides se remplissent, Last Call Beauty prend sa com’. Sinon, ça ne coûte rien aux coiffeurs. Et la plateforme est compatible avec tous les logiciels de caisse.

Et côté client(e)s ? En période de baisse de pouvoir d’achat, comme aujourd’hui, pas besoin de faire un dessin… « Notre plateforme redonne du pouvoir d’achat, elle incite à une consommation plus fréquente et elle soutient l’économie de nos quartiers en remplissant les heures creuses des artisans locaux »… voire en les faisant découvrir.
Une stratégie d'optimisation du RV et de la fiche
Mais l’autre différence notable avec les systèmes précédents, c’est que la plateforme est au service du développement des salons, avec une stratégie d’accompagnement et de parcours client optimisé. Il s’agit de faire revenir les nouveaux clients, de les séduire… et de leur faire dépenser un peu plus que prévu la première fois.

« Tout au long du parcours client, on leur donne des informations, on leur fait des suggestions, explique Dovan Mimouni. En leur précisant par exemple que le(la) collaborateur(trice) qui s’occupera d’eux est expert(e) dans tel ou tel autre domaine. Ou en leur proposant un service complémentaire… C’est une logique à la Uber Eat : ‘’Souhaitez-vous aussi une boisson ? Un dessert ?… ‘’ »
C’est la plateforme qui déploie, donc, une stratégie d’optimisation du rendez-vous et de la fiche, ce que les coiffeurs font trop rarement – malheureusement.
Lancer un nouveau collaborateur
Mais il y a encore une autre possibilité : celle de rentabiliser rapidement un nouveau collaborateur, en lui ouvrant des créneaux sur la plateforme. On lui injecte ainsi un flux de nouveaux clients, à lui de le faire fructifier, en faisant ses preuves lors du diagnostic puis de la prestation : il est ainsi en mesure de fidéliser sa propre base instantanément.
Enfin, un studio marketing est disponible pour les salons et instituts sur la plateforme, avec des modèles et visuels libres de droits, pour leur permettre de créer des stories, … avec un lien direct sur la plateforme de réservation. Jusqu’ici, et juste grâce au bouche-à-oreille et à une parution locale, Last Call Beauty a permis d’engranger 90 000 euros de chiffre d’affaires, en 7 mois, rien qu’en région lyonnaise. Mais la plateforme sera présente au prochain MCB (du 10 au 12 octobre), sur lequel elle est d’ailleurs finaliste au Grand Prix de l'Innovation. Nul doute qu’elle fera parler d’elle…
Last Call Beauty en quelques chiffres
Depuis son lancement il y a 7 mois, Last Call Beauty a constitué une plateforme de 2800 inscrits (client(e)s potentiel(le)s) pour 80 établissements partenaires actifs , essentiellement dans la région lyonnaise. L’expansion nationale est en cours, aec un déploiement à Nantes avec le groupe Cyril Bazin, dans le sud avec le groupe Itsi Ban, ainsi que d’autres acteurs régionaux.
Des partenariats ont été signés avec des groupements comme Premium Group Coiffure (PGC) : plus de 200 salons, L’Excellence des Coiff’ : plus de 300 salons , et d’autres groupements et réseaux indépendants représentant environ 70 salons additionnels.
Sur le marché global de la coiffure, des partenariats ont été mis en place avec la marque Wella, ainsi qu’avec le logiciel de caisse d’Ikosoft.
Résultat :
- Plus de 1 400 rendez-vous honorés
- Conquête : environ 65 % de nouveaux clients apportés aux établissements partenaires.
- Développement : panier moyen initial de réservation à 48 €, pour un panier final développé en salon à 67 €.
Des chiffres qui confirment que les réservations ne se font pas seulement grâce à la promesse de remises, mais aussi parce qu’elles collent à un mode de vie urbain plus souple, plus spontané, qui privilégie l’adaptabilité et ne rechigne pas, une fois sur place, à se faire plaisir…