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Edito janvier 2020

Objectif : revalorisation

Contribuer à revaloriser la profession de coiffeur, tel est mon propos et mon projet. Je ne suis pas coiffeuse, mais j’ai côtoyé les professionnels pendant 15 ans, en tant que rédactrice en chef du magazine L’Eclaireur, une référence du secteur. J’y ai dévoilé les jeunes talents, j’ai cherché à mettre en avant les initiatives audacieuses, généreuses, les parcours individuels, les tendances porteuses pour le métier. Je me suis efforcée d’ouvrir davantage la profession à la mode et à la culture, à travers un supplément dédié à l’inspiration et aux tendances. Car, pour moi, on ne peut pas travailler dans le secteur de la beauté sans avoir une petite idée de ce qui a fait et fait référence en matière de coiffure, de mode, mais aussi de photo, de peinture ou de design, par exemple.

Un métier de passion

J’ai été touchée, souvent, par la passion des coiffeurs, leur investissement, leur « foi » presque, alors que ce métier est assez mal considéré, quand il n’est pas méprisé. Je ne suis pas coiffeuse, mais non seulement j’ai appris à aimer les coiffeurs, mais je les estime. Je pense qu’il est temps qu’ils redressent la tête et qu’ils soient fiers de leur beau métier manuel d’artisan, de ses implications artistiques, de sa dimension humaine, mais aussi de leur capacité à transmettre par la formation et le management et, souvent, de leur casquette de chef d’entreprise.

Balayer les clichés

Les coiffeurs et coiffeuses sont souvent des self-made men et women, ils entreprennent et baissent rarement les bras. Je l’ai notamment vu depuis plus d’un an, alors même que le contexte économique et social est particulièrement difficile pour eux et pour le commerce de centre-ville en général. Mais de tout cela, je ne suis pas sûre que le grand public ait pleinement conscience, alors que dans l’imaginaire collectif subsistent encore des clichés peu reluisants au sujet des coiffeurs. Même si les choses sont en train d’évoluer, et assez vite, avec les réseaux sociaux et une nouvelle génération de professionnels des ciseaux et de la couleur qui les investit sans états d’âme. Et qui font leur com’. De jeunes coiffeurs non seulement décomplexés, pragmatiques, mais suffisamment précis et pointus pour cultiver une image plus forte que leurs aînés, et par ricochet, booster la reconnaissance du métier.

Susciter la curiosité

Brunette s’adresse à eux, à vous, coiffeurs, bien sûr. Mais pas seulement. Il pourrait aussi, je l’espère, intéresser les esprits curieux, les amoureux de la mode et de la beauté, les étudiants, les indécis quant à leur orientation, les formateurs… C’est un média professionnel qui se veut un peu différent de ce qui existe aujourd'hui. Entre site d'info et blog, c’est un support qui restera rigoureux dans le contenu, mais qui revendique d’être aussi une belle vitrine pour le secteur coiffure, et qui a pour objectif de le mettre en lumière et de révéler toute sa richesse. En toute honnêteté, mais en toute subjectivité, aussi : je ne serai pas exhaustive, et n’aurai pas vocation à l’être. Un média pro « grand public » friendly et accessible, pour redorer un peu le blason d’une profession qui le mérite tant. Il est injuste qu’on n’ait jamais autant parlé « cheveux » et « coiffure » qu’aujourd’hui sans mettre d’abord en avant les coiffeurs, non ?

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