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L'Unec demande un plan de relance

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Prenant acte des conséquences économiques dramatiques, pour les entreprises de coiffure, de l’épidémie liée au Covid-19, l’Unec (Union nationale des entreprises de coiffure) vient d’interpeller le gouvernement sur la nécessité de mettre en œuvre, en urgence, un plan de relance spécifique pour le secteur. Un courrier a été adressé au président de la République, au Premier ministre, au ministre de l’Economie et des Finances, à sa secrétaire d’Etat, ainsi qu’à l’ensemble des parlementaires.

Comme le rappelle Christophe Doré, président de l’Unec : « Nous savons d’ores et déjà que les conditions de reprise envisagées vont lourdement pénaliser la rentabilité de nos entreprises : achats de matériels de protection et de désinfection supplémentaires et en très grande quantité, densité de personnes diminuée fortement dans les salons de coiffure pour respecter la distanciation sociale, retour des charges (sociales, fiscales, loyers...) différées, qui vont venir aggraver la situation déjà très dramatique des trésoreries alors que la capacité à générer du chiffre d’affaires sera fortement amoindrie. »

Cinq mesures cruciales

Pour l’Unec, les mesures économiques mises en place ont été relativement efficaces lors du confinement pour éviter les faillites d’entreprises et les licenciements secs des collaborateurs. Mais : « A quoi auront servi les efforts consentis par l’Etat jusqu’à présent, poursuit Christophe Doré, si le plan de reprise n’est pas à la hauteur et que les faillites d’entreprises de coiffure se multiplient ces prochaines semaines et ces prochains mois ? »

La coiffure est une activité à forte densité de main-d’œuvre où plus de 50% des charges sont composées de la masse salariale. Le chiffre d’affaires est directement proportionnel aux nombres de coiffeurs en situation de travail. Pour assurer une vraie relance du secteur, l’Unec demande donc au gouvernement la mise en place des mesures suivantes :

1/ La défiscalisation des heures supplémentaires.
A l’heure où l’on va devoir allonger les journées de travail et les horaires d’ouverture des salons pour accueillir une clientèle qui semble impatiente de retrouver les coiffeurs, nous demandons l’exonération de leurs charges patronales jusqu’à la fin de l’année. 
 
2/ Des aides financières permettant d’acquérir des équipements de protection.
Il va être économiquement difficile voire impossible de faire supporter à de nombreux clients ou aux entreprises le surcoût lié à l’acquisition des équipements nécessaires à la pratique sécurisée des prestations de coiffure. Cette aide est un corollaire indispensable à la reprise, et concerne toutes les formes d’activité : salons avec ou sans salarié ou coiffure à domicile.
3/ L’exonération totale des charges pendant 3 mois, quelle que soit la taille de l’entreprise.
Du fait de l’impossibilité structurelle lors de la reprise d’assurer les prélèvements obligatoires, de rembourser les dettes liées au report des charges, tout en dégageant un bénéfice, du fait notamment de conditions de travail diminuant très fortement la rentabilité, nous
souhaitons une exonération totale des charges pendant 3 mois.
 
4/ L’activation d’un dispositif d’indemnisation de pertes d’exploitation en lien avec les compagnies d'assurance. 
 
5/ Le maintien du bénéfice du fonds d’indemnisation pour les entreprises qui ne pourront pas réouvrir le 11 mai au regard des difficultés opérationnelles et matérielles de mise en œuvre du plan de prévention.
04/05/20

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